LES MATHEMATIQUES ET LES MESURES.

Les notions mathématiques évoquées sur les papyrus sont fondées sur des connaissances pratiques. Le traité le plus important parvenu jusqu'à nous est le papyrus RHIND, conservé au British Museum de Londres. Copié vers 1650 av. J-C par le scribe AHMOSE, il consigne un texte rédigé 200 ans auparavant, au Moyen Empire. Il contient plus de 80 exercices d'algèbre avec fractions, à 1 ou 2 numérateurs. Le texte évoque également des notions de géométrie relative au calcul des surfaces.

Les ruines archéologiques, qui nous permettent de comprendre l'Egypte d'autrefois, révèlent une société ayant réalisé de grandes oeuvres architecturales, d'une pérennité exceptionnelle, sans l'aide d'un outillage sophistiqué. Une civilisation capable de tels résultats possédait nécessairement de bonnes connaissances de l'algèbre et de la géométrie. Le bon fonctionnement de l'économie égyptienne était fondé sur l'usage des mathématiques et de la capacité à prendre des mesures. La découverte de plusieurs papyrus relatifs à ce domaine nous a permis de comprendre comment les Egyptiens parvenaient à résoudre les quatre opérations arithmétiques de base : l'addition, la soustraction, la multiplication, et la division. Mais les égyptiens ne se limitaient pas à ces 4 opérations élémentaires ; ils étaient en effet capables d'effectuer des calculs un peu plus savants, comme, par exemple, les équations à une inconnue.