Dans le Lot,1 gamin de 9 ans est
fasciné par l'expédition menée
en Egypte par le jeune général
Bonaparte. Il ne sait pas encore
qu'il consacrera sa vie aux
hiéroglyphes !
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C'est en 1808 que le Français Jean
François CHAMPOLLION se pencha pour
la première fois sur la "Pierre de
Rosette". Il s'agit d'une triple inscription
gravée en caractères hiéroglyphiques,
démotiques et grecs sur un fragment
de stèle retrouvé par un soldat des
troupes Napoléoniennes près de
Rosette, dans le Delta.
Né en 1790 à Figeac, JF Champollion
se consacra à l'étude des langues
et à l'orientalisme. Il parlais une
dizaine de langues dont le copte.
Il n'avait que 19 ans lorsqu'il obtint
un poste de professeur à l'université
de Grenoble,et 14 ans après, il déchiffra
l'écriture hiéroglyphe.
Pour ce faire, il s'appuya sur trois
intuitions géniales :
Tout d'abord, que le copte était le dernier
stade de l'ancien égyptien, ensuite
que les hiéroglyphes étaient des signes
mixtes, c'est à dire, à la fois
idéographiques et phonétiques; et enfin, que ce que contenaient les
cartouches royaux, transcrivaient
phonétiquement le nom des pharaons.
Il savait aussi, grâce à l'inscription en grec, que le pharaon
auquel se référait la stèle, était
un Ptolémée, de ce fait, il lut la
transcription PTOLMYS.
Plus tard, en 1821, en étudiant le texte
bilingue (grec et hiéroglyphes) d'un
obélisque provenant de l'île de
Philae, il parvint à déchiffrer le
nom de Cléopâtre, ce qui lui donna
la correspondance alphabétique de
12 hiéroglyphes.
Après avoir étudié les inscriptions
de nombreuses pièces conservées dans
les musées européens, il organisa,
grâce à l'aide du Roi Charles et du
Grand Duc de Toscane, accompagné de son
meilleur élève, Pisan Ippolito Rsellini,
la fameuse expédition franco-toscane
qui quitta Toulon en juillet 1828.
Arrivé au bord du Nil, il put vérifier
sur le terrain les valeurs de ses
travaux qui arrachaient les monuments
antiques à leur mutisme et permettaient
la naissance d'une discipline nouvelle,
l'Egyptologie.
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